PROPORTIONNELLE
UN SCRUTIN QUI DIVISE LES DÉPUTES
LA PETITE INTRODUCTION DE BBR
ON COMPREND POURQUOI LA DROITE ET LES SOCIALISTES SONT INQUIETS
Le 3 décembre Marion Maréchal LE PEN était l invitée des 4 vérités.
La question de la proportionnelle ayant été abordée pour les prochaines législatives, elle précise qu étant le parti dont les sondages établissent que le FN est majoritaire dans le cœur des Français dont la progression importante se fait sentir à chaque élection, trouve anormal que seulement 2 députés FN soient représentés à l Assemblée Nationale.
La mise en place de la proportionnelle ne serait que Justice, et le FN obtiendrait plus de 130 députés à l assemblée, ce qui poserait effectivement le problème d absence de majorité, mais l obligation de tenir compte de l avis du FN, évitant ainsi les décisions permanentes dont les acteurs droite-gauche sont actuellement bien installés dans des fauteuils confortables, oui mais voila la mesure risquant de favoriser avant tout le FN , tout sera mis en œuvre pour éviter la PROPORTIONNELLE. Tout pou
On comprend pourquoi la droite se creuse le cerveau, elle qui voit déjà un nouveau RAZ DE MARÉE se propager - avec pour les prochaines législatives plus de 500 députés de droite siégeant à l Assemblée contre 60 à gauche, hollande ayant attiré tous ses amis vers le fond (comme la France d ailleurs) .
La droite comme la gauche, trouveront toujours des motifs qu ils qualifieront de valable pour éviter l effondrement de ce qu ils appellent LEUR INSTITUTION que nous nous appelons l ALTERNANCE (gauche-droite)
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L'UMP fait un «casus belli» de l'introduction d'une dose de proportionnelle dans les prochaines élections législatives, le PS est partagé, FN, PCF et Verts en rêvent.
Véritable «casus belli» pour l'UMP, l'introduction d'une dose de proportionnelle, voire l'instauration de la proportionnelle intégrale
pour les prochaines élections législatives divise profondément les
députés. «On ne va pas voter notre propre mort», confie un élu
socialiste de la couronne parisienne, qui n'imagine pas le président de
la République en faire l'annonce jeudi soir à la télévision.
«La question n'est pas simple, reconnaît Christophe Borgel, le secrétaire national aux élections du PS, car l'introduction d'une dose de proportionnelle suppose un redécoupage des circonscriptions. Mais le sujet de la représentation de la vie politique est un vrai sujet.»
Si Jean-Jacques Urvoas, le président PS de la commission des lois de l'Assemblée, est farouchement hostile à ce mode de scrutin qui «donne une prime aux candidats des appareils des partis», l'opposition de certains députés socialistes est surtout liée à la conjoncture.
«En théorie, le chef de l'État peut faire voter une réforme de ce type mais en pratique, cela pourrait apparaître comme une manœuvre», estime Christophe Caresche (Paris), défavorable à titre personnel à la proportionnelle qui «ne garantit pas l'émergence d'une majorité». Son collègue Pascal Popelin (Seine-Saint-Denis) est hostile, comme la plupart des élus PS, à une proportionnelle intégrale «qui éloigne les élus de leurs électeurs».
Il s'interroge: «Il y a des contraintes techniques et politiques, parce que le président de la République s'est dit favorable à une évolution s'il y a une majorité qui se dégage.» Ce qui n'a aucune chance de se produire.
Cette question a en effet donné lieu, mardi matin, à des débats tranchés au bureau du groupe UMP. «C'est pour nous un vrai casus belli. La proportionnelle, intégrale ou à faible dose, est une remise en cause des institutions», explique Christian Jacob, le patron des députés UMP.
«La proportionnelle est un crime contre la République», lance Jacques Myard (Yvelines). «C'est déconnecter la vie politique de la réalité», dénonce Serge Grouard (Loiret).
Le député de Paris Bernard Debré expose le «scénario apocalyptique» consistant, pour François Hollande, à annoncer la proportionnelle intégrale dans un cadre régional, donc la disparition des actuelles circonscriptions législatives, assortie de la diminution du nombre de députés. «François Mitterrand a introduit la proportionnelle en 1986, et 35 députés du Front national ont siégé à l'Assemblée», rappelle-t-il.
Les radicaux de gauche aussi sont divisés, entre Roger-Gérard Schwartzenberg, le président du groupe RRDP, partisan du scrutin uninominal, et Alain Tourret (Calvados), qui préconise la proportionnelle intégrale dans le cadre des nouvelles régions et non des départements comme de 1986 à 1988.
Car la réforme territoriale, qui dessine une carte de treize grandes régions, et la suppression potentielle des départements à l'horizon 2020 changent beaucoup la donne. Les partisans de la proportionnelle intégrale, au premier rang desquels les Verts, les communistes et le Front national, qui dénoncent le manque de représentativité de l'Assemblée nationale actuelle, sont prêts à donner leur aval à la suppression des circonscriptions législatives actuelles.
«Avec la proportionnelle, on aurait un groupe de 40 députés», veut croire André Chassaigne, le patron des députés communistes et Front de gauche. L'argument du risque d'une entrée en force du FN à l'Assemblée, qui ne compte actuellement que deux députés, est rejeté par Denis Baupin (Verts) qui rétorque: «Ce n'est pas en cassant le thermomètre qu'on fait tomber la fièvre.»
«La question n'est pas simple, reconnaît Christophe Borgel, le secrétaire national aux élections du PS, car l'introduction d'une dose de proportionnelle suppose un redécoupage des circonscriptions. Mais le sujet de la représentation de la vie politique est un vrai sujet.»
Si Jean-Jacques Urvoas, le président PS de la commission des lois de l'Assemblée, est farouchement hostile à ce mode de scrutin qui «donne une prime aux candidats des appareils des partis», l'opposition de certains députés socialistes est surtout liée à la conjoncture.
«En théorie, le chef de l'État peut faire voter une réforme de ce type mais en pratique, cela pourrait apparaître comme une manœuvre», estime Christophe Caresche (Paris), défavorable à titre personnel à la proportionnelle qui «ne garantit pas l'émergence d'une majorité». Son collègue Pascal Popelin (Seine-Saint-Denis) est hostile, comme la plupart des élus PS, à une proportionnelle intégrale «qui éloigne les élus de leurs électeurs».
Il s'interroge: «Il y a des contraintes techniques et politiques, parce que le président de la République s'est dit favorable à une évolution s'il y a une majorité qui se dégage.» Ce qui n'a aucune chance de se produire.
Cette question a en effet donné lieu, mardi matin, à des débats tranchés au bureau du groupe UMP. «C'est pour nous un vrai casus belli. La proportionnelle, intégrale ou à faible dose, est une remise en cause des institutions», explique Christian Jacob, le patron des députés UMP.
«La proportionnelle est un crime contre la République», lance Jacques Myard (Yvelines). «C'est déconnecter la vie politique de la réalité», dénonce Serge Grouard (Loiret).
Le député de Paris Bernard Debré expose le «scénario apocalyptique» consistant, pour François Hollande, à annoncer la proportionnelle intégrale dans un cadre régional, donc la disparition des actuelles circonscriptions législatives, assortie de la diminution du nombre de députés. «François Mitterrand a introduit la proportionnelle en 1986, et 35 députés du Front national ont siégé à l'Assemblée», rappelle-t-il.
«Un FN prédominant»
Les centristes, eux, sont très partagés. Si Philippe Vigier, le président du groupe des députés UDI, se dit «favorable à une dose de proportionnelle à 10 ou 20% pour que toutes les formations soient représentées au Parlement», Marc-Philippe Daubresse, centriste de l'UMP, est «totalement contre» une telle réforme du mode de scrutin «qui amènerait le FN à être prédominant à l'Assemblée et ne permettrait pas de dégager une majorité».Les radicaux de gauche aussi sont divisés, entre Roger-Gérard Schwartzenberg, le président du groupe RRDP, partisan du scrutin uninominal, et Alain Tourret (Calvados), qui préconise la proportionnelle intégrale dans le cadre des nouvelles régions et non des départements comme de 1986 à 1988.
Car la réforme territoriale, qui dessine une carte de treize grandes régions, et la suppression potentielle des départements à l'horizon 2020 changent beaucoup la donne. Les partisans de la proportionnelle intégrale, au premier rang desquels les Verts, les communistes et le Front national, qui dénoncent le manque de représentativité de l'Assemblée nationale actuelle, sont prêts à donner leur aval à la suppression des circonscriptions législatives actuelles.
«Avec la proportionnelle, on aurait un groupe de 40 députés», veut croire André Chassaigne, le patron des députés communistes et Front de gauche. L'argument du risque d'une entrée en force du FN à l'Assemblée, qui ne compte actuellement que deux députés, est rejeté par Denis Baupin (Verts) qui rétorque: «Ce n'est pas en cassant le thermomètre qu'on fait tomber la fièvre.»




