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mercredi 13 août 2014

MARSEILLE : LE VIOLEUR DES QUARTIERS SUD


      LE VIOLEUR DES QUARTIERS SUD DE MARSEILLE FAIT REPARLER DE LUI





                                                            INTRODUCTION DE BBR

      Pourquoi faut il toujours attendre la multiplication des crimes sexuels, (viols, attouchements) pour trouver une solution aux problèmes de ces spécialistes y compris chez les récidivistes et dont les envies sont perpétuelles.

     La Peine de Mort Supprimée (alors que si on procédait à un référendum , une grande majorité des français serait pour son retour) - L augmentation des la criminalité est la preuve de l insuffisance des peines qui sont attribuées et qui sont de plus en plus dérisoires avec l arrivée de taubira.

      Les crimes sexuels pour lesquels rien n a jamais été résolus, se poursuivront inlassablement pour le plus grand malheur des victimes qui non seulement subissent le criminel physiquement , puis encore et encore en sa présence durant les procès avec une multitudes d obligations :

     La plainte de la victime, la visite médicale, l enquête policière, l audition d éventuels témoins, l interpellation d un sois disant suspect, la garde à vue, la présentation devant le magistrat du parquet (procureur), puis l;ouverture de l information - Présentation au Juge d instruction - Confrontation -  Détention provisoire ou Non lieu -  Puis arrive enfin LE PROCÈS qui semblait ne jamais arriver

      He oui, la route est longue et semée d embûche pour la victime jusqu au Procès.

      La confrontation pénible à supporter, avec le regard de l agresseur qui nie tout effrontément durant les audiences, mais  aussi  tous les témoignages souvent contradictoires, (peur des représailles, mauvaise vue, incertitude sur la reconnaissance de l agresseur), ensuite il faut attendre le verdict, souvent très insuffisant quand ce n est pas un acquittement, arrivent les voies de recours, avec nouveau procès, nouveau regard, nouvelle confrontation --- de plus en plus pénibles -

     En cas d acquittement survient la peur de se retrouver à nouveau face à son agresseur (à MARSEILLE ils disent qu ils ne craignent DEGUN) sous entendu personne,  et ils ne sont pas un crime sexuel prêt , si  l appétit vient en mangeant leur envie maladive sexuelle aussi.

     En cas de condamnation souvent infime, avec tout un tas de soit disant ......soins et suivis à lui prodiguer qui ne servent jamais à rien, .......des interdictions de se rendre dans la ville ou quartier de la victime (tu parles de ce respect)....... des contrôles qu il doit effectuer régulièrement à la police ou gendarmerie (il se présente ou pas mais une fois la corvée faite rien ne l empêche de reprendre sa vie pourrie de criminel) même leur bracelet électroniques sont inefficaces, d où les multiples récidives qui sont connues et reconnues d où une fois encore la peur de retrouver son agresseur.

     La justice se fou des Victimes, elle sauvegarde et protège les criminels et délinquants, veut lui éviter de trop longues incarcérations (car le milieu carcéral est dur, les pauvres, alors qu on y voit de plus d évasions, qu ils arrivent à obtenir des armes et des téléphones portables facilement, alors qu on leur permet d avoir une excellente bibliothèque de faire du sport, ils ont la télé, parfois les ordinateurs, même nos retraités honnêtes n ont pas tout ça), elle lui trouve toujours des circonstances atténuantes (enfance malheureuse, cerveau dérangé) avec quoi s ajoute les libération anticipées pour bonnes conduites.

     Il fait se souvenir que la Suppression de la Peine de Mort  a été compensée par la Réclusion criminelle à perpétuité

     (Définition du dictionnaire) - La prison à perpétuité ou prison à vie est une sanction pénale pour les crimes les plus graves, qui consiste théoriquement en l'incarcération d'un criminel)  .

    Mais en France on interprète le mot perpétuité avec un maximum de 20 ans de réclusion  qui avec la bonne conduite le criminel ne fera  qu entre 18 et 15 ans.

     On interprète plus facilement le mot fournée de Jean Marie LE PEN que le mot Perpétuité du LAROUSSE

     Quand va t on arrêter enfin ARRÊTER CE CARNAGE SEXUEL -

     Il y a des moments où il faut savoir prendre les bonnes décisions et il est vrai que cela n est pas le point fort de nos gouvernants dans la mesure où ils ne sont pas eux mêmes concernés (essayez de violer une fille de ministre) vous constaterez que les mesures prises ne seront plus du tout les mêmes.

 Il y a pourtant des méthodes infaillibles pratiquées pour calmer leurs ardeurs,  dans d autres pays  telle que la  :  .............

                         Castration chimique

La castration chimique (aussi appelée traitement inhibiteur de la libido) est une technique de diminution de l'appétence sexuelle par l'administration de substances hormonales. Elle est aujourd'hui employée aux États-Unis et dans quelques pays d'Europe pour lutter contre la récidive des délinquants sexuels.
L'expression « castration chimique » est abusive : à la différence de la véritable castration, la castration chimique ne châtre pas la personne et est réversible par interruption du traitement. Ce n'est pas non plus une forme de stérilisation1.
Le recours à la castration chimique fait débat à cause des préoccupations liées aux droits de l'homme et des effets secondaires possibles qu'elle engendre. Aujourd'hui, un seul État a rendu obligatoire la castration chimique pour les pédophiles récidivistes : la Californie (depuis 1996)1. Les députés russes ont voté le 4 octobre 2011 une loi permettant de condamner à la castration chimique les pédophiles reconnus coupables de crimes sexuels sur des mineurs de moins de 14 ans. Cette mesure a été adoptée en première lecture à la quasi unanimité à la chambre basse du Parlement (Douma), 322 députés ayant voté pour et un seul contre.

..........Mais en France, on réfléchit, on réfléchit encore et toujours et on réfléchit souvent mal, laissant subsister les graves conséquences qu entraînent la liberté de ces malades sexuels.


               Le "violeur des quartiers Sud" 
                      de nouveau interpellé
PUBLIÉ LE MARDI 12/08/2014 À 16H06
     Luc Tangorre a-t-il encore sévi, ou est-il, comme il le répète depuis une trentaine d'années devant les différents enquêteurs et la justice, encore victime d'une erreur ? C'est ce que tentent de savoir les gendarmes du Grau du Roi, sous la houlette du parquet de Nîmes, qui ont interpellé dimanche en fin de journée cet homme déjà lourdement condamné devant les Assises en 1983 et 1992.
     Il est cette fois soupçonné d'avoir attouché une fillette de 12 ans, dimanche, dans une aire de jeux de la station balnéaire. En 1983, il avait écopé de 15 ans de réclusion criminelle pour 4 viols, 2 tentatives et 5 agressions sexuelles dans les 8e et 9e arrondissements de Marseille.
     Partiellement gracié par le président Mitterrand, au début de l'année 1988 après la création d'une trentaine de comités de soutien, il avait été de nouveau arrêté en octobre suite aux plaintes de deux Américaines qui assuraient avoir été violées par Tangorre. Il a écopé de 18 ans de réclusion criminelle pour ces faits qu'il a aussi toujours niés.  
                                                                        ----oo0oo-----

      L'affaire Luc Tangorre est une affaire criminelle française médiatisée dans laquelle Luc Tangorre (surnommé « le violeur des quartiers sud de Marseille ») fut condamné à deux reprises : 

une première fois en 1983 à 15 ans de réclusion criminelle pour 9 agressions sexuelles et viols et 
une deuxième fois en 1992 à 18 ans de réclusion criminelle pour viols sur deux étudiantes américaines1

     En août 2014, il est placé en garde à vue suite à une suspicion d'agression sur une fillette de 12 ans au Grau-du-Roi (Gard)2.


Première affaire]

Viols à Marseille[
Le 1er avril 1981, Sylviane, une femme de 31 ans, rentre chez elle à 2 h du matin dans le 8e arrondissement de Marseille ; elle ferme son véhicule, fait quelques pas en direction de son domicile lorsqu'elle aperçoit un homme étrange qui aussitôt la menace d'une arme et l'oblige à remonter dans le véhicule avec lui. Sous la menace de l'arme, Sylviane prend sa voiture et se dirige dans les rues de Marseille avec son ravisseur puis s'arrête dans un chemin à la demande de ce dernier. Là, le ravisseur la viole puis au bout de plusieurs minutes, tous deux repartent et Sylviane rentre chez elle.
Le lendemain, Sylviane vient déposer plainte au commissariat de Marseille pour viol et dresse un portrait robot de son violeur (âgé de 20-25 ans, portant des tennis blanches et un blouson de couleur sombre) et apprend dans le même temps qu'elle n'est pas la seule à avoir déposé plainte : en effet, entre fin 1979 et avril 1981, 9 autres jeunes femmes sont venues porter plainte pour agressions sexuelles ou pour viols (ces agressions étant commises dans les 8e et 9e arrondissements de Marseille). Le soir même, une autre agression a lieu à Marseille, idem une semaine plus tard3.
Arrestation de Luc Tangorre
Les policiers se rendent entre 23 h et 2 h dans les 8e et 9e arrondissements de Marseille pour enquêter sur ces agressions et le 12 avril 1981, ils repèrent un homme au comportement qu'ils estiment suspect correspondant au portrait robot dressé par Sylviane. Ils l'interpellent pour un contrôle d'identité : l'individu s'appelle Luc Tangorre, a 22 ans, est étudiant en sport, possède une 2CV et déclare attendre une connaissance. Les policiers le fouillent et trouvent sur lui un couteau de cuisine emballé. Les policiers l'emmènent de suite au commissariat où il est interrogé. Il passe la nuit au commissariat et le lendemain matin, Sylviane vient au poste de police pour l'identifier. Après avoir cru reconnaître Guy Putzolu sur montage photo le 1er avril 1981, une douzaine de jours plus tard derrière une glace sans tain, parmi les principales personnes qu'on lui présente, Sylviane déclare à propos de Luc Tangorre : « L'individu correspond parfaitement, je le reconnais donc ».
Les autres femmes agressées viennent aussi au commissariat et certaines d'entre elles reconnaissent formellement Luc Tangorre tandis que d'autres hésitent ou ne le reconnaissent pas comme étant leur agresseur. Luc Tangorre nie tout en bloc : d'ailleurs, il déclare que parmi la liste de suspects, il était le seul à être âgé entre 20 et 25 ans, qu'il était le seul à porter des tennis blanches et le seul à mesurer moins d'1 m 70. Pour lui, on a fabriqué un coupable3.
Les policiers se rendent alors chez Luc Tangorre et y découvrent une arme factice recelant une fine pellicule de terre séchée ainsi qu'un imperméable couleur kaki comportant des tâches. Les policiers font analyser ces tâches. Ils se rendront ensuite aux abords du monument aux morts du parking de Morgiou où le violeur avait agressé Béatrice et Dominique en décembre 1980 et Février 1981 pour prélever des échantillons de terre afin de les comparer à ceux retrouvés sur le jouet découvert chez Tangorre. Une seule des victimes en effet, Aline, violée dans la nuit du 1er au 2 avril 1981, avait déclaré que le violeur avait déposé son arme à l'extérieur du véhicule sans préciser toutefois s'il s'agissait du sol.
Quelques semaines plus tard, les experts expliquent du premier échantillon prélevé qu'il constitue « un élément de présomption de grande importance » et du second qu'il diffère de l'échantillon de comparaison. Une polémique sur le choix du Baryum s'instaurera dès lors que le plastique du jouet est précisément constitué lui-même de baryum, d'autant plus que les prélèvements ne s'effectueront pas sur les lieux du viol d'Aline. Par ailleurs, les tâches sur le blouson de Tangorre s'avèrent avoir « les caractéristiques de la vaseline » et l'une des victimes avait déclaré que le violeur avait utilisé, pour la violer, « un corps gras extirpé d'une boite genre cosmétique » tout en précisant, après l'arrestation de Luc Tangorre, que« cela pouvait correspondre à de la vaseline ». Suite aux identifications de certaines des femmes agressées et aux éléments à charge retenus contre Luc Tangorre, celui-ci est déféré devant un juge d'instruction puis écroué. Quand les amis et la famille apprennent ce qui arrive à Luc, personne n'y croit : tout le monde le décrit comme quelqu'un de simple, gentil et attentionné, pour eux, il ne peut pas être un violeur. Le 13 mai 1982, Luc Tangorre entame une grève de la faim : un comité de soutien voit le jour le 24 mai de la même année. L'affaire devient si médiatisée que même des intellectuels se mettent à défendre Luc Tangorre, parmi lesquels l'historien Pierre Vidal-Naquet, les femmes de lettres Marguerite Duras et Françoise Sagan ou les hommes politiques Robert BadinterAlbin ChalandonJean-Claude Gaudin ou Dominique Baudis3.
Premier procès[modifier | modifier le code]
Le 19 mai 1983, le procès de Luc Tangorre s'ouvre devant la Cour d'assises d'Aix-en-Provence. Ce dernier ainsi que ses amis et sa famille croient avec fermeté à l'acquittement. Sur les dix-sept agressions reprochées à Luc Tangorre lors de son interpellation et les mois qui suivent, cinq victimes témoigneront finalement devant la Cour d'assises. Leur témoignage pèsera lourd mais Luc Tangorre se défendra en présentant des alibis : entre autres le soir de l'agression de Sylviane, il était hospitalisé ; d'ailleurs le personnel hospitalier se souvient de Tangorre et selon le registre de l'hôpital, il ne serait pas sorti de la soirée. De même, il affirme qu'il était avec des amis le soir de plusieurs autres agressions et les policiers n'auraient de surcroît pas vérifié tout les alibis présentés par l'accusé.
Le verdict du procès de Luc Tangorre tombe le 24 mai 1983 : il est condamné, avec circonstances atténuantes, à 15 ans de réclusion criminelle. Ce dernier, ainsi que tout son entourage, crie au scandale de l'erreur judiciaire. Une grande partie de la presse n'est pas convaincue non plus, un grand quotidien marseillais explique dans ses colonnes : « après que le verdict ait été disséqué, revu et corrigé par la défense, on n'entrevoyait plus de vérité suffisante pour justifier une condamnation »3.
Incarcération et grâce présidentielle[modifier | modifier le code]
De décembre 1984 à février 1988, Luc Tangorre est incarcéré au centre de détention de Muret où il multiplie les tentatives avec l'aide de ses parents pour une révision de son procès. La révision s'appuie sur une contre-expertise de la terre qui remet en cause les conclusions des premiers experts. Des rumeurs circulent : sa famille financerait cette contre-expertise et son frère auraient fait un témoignage tardif pour justifier les traces du produit qui « présente les caractéristiques de la vaseline » alors qu'un témoin avait largement expliqué l'origine des tâches lipidiques observées sur l'imperméable dès le début de l'instruction. Ces contre-expertises annihilent les conclusions des premières au motif de « lourdes erreurs de méthodologie ». En juillet 1987, après le rejet du pourvoi en cassation, Luc Tangorre et sa famille obtiennent une grâce présidentielle de François Mitterrand, mais seulement partielle, qui réduit sa peine de quatre années3.
Le 15 février 1988, après avoir purgé 82 mois de détention, Luc Tangorre obtient d'Albin Chalandon une libération conditionnelle. Une cohorte de journalistes sont présents à sa sortie qui tendent leur micro : il fait une déclaration pour signifier la poursuite de son combat. Ensuite, il déménage pour habiter à Lyon et ouvre un bureau de tabac3.
Seconde affaire
Viol de deux étudiantes américaines
Le 23 mai 1988, Carole et Jennifer, 20 et 21 ans, étudiantes américaines à Paris, décident de faire du stop pour « aller voir la mer ». Pour ce faire, elles se rendent à Marseille dans un premier temps, puis dans un second temps, à la plage des sablettes dans la rade de Toulon. De retour à Marseille vers 19 h, elles marchent 10 minutes puis tentent de regagner Paris. L'individu qui les a prises en stop est au début très gentil jusqu'à ce que, après avoir dévié de l’itinéraire annoncé à l'insu de ses passagères, il stoppe sa 4L dans une pommeraie isolée située à quelque 3 kilomètres de Nîmes. Là, il les a violées et les a abandonnées dans ladite pommeraie. Elles fuient à travers champ pour regagner, au plus pressé, après 35 minutes de marche à travers champs, une borne d'autoroute d'où elles appellent la police pour signaler qu'elles ont été victimes de viols.
Enquête[modifier | modifier le code]
Lorsque les policiers de Nîmes interrogent les étudiantes américaines, ils se rendent compte qu'elles ont une excellente mémoire : elles décrivent avec précision la 4L verte (vignettes, poignée manquante, jauge d'essence ne fonctionnant pas) dans laquelle elles ont été violées, le physique de l'individu (la trentaine qui porte un polo jaune Lacoste, une chevalière, un jean blanc et des baskets grises et noires). De plus, elles précisent qu'il y a eu une pile de livres dans le coffre de la 4L et se souviennent du mot « coupabilité » ou « culpabilité » inscrit sur les livres ainsi que le visage d'un homme moustachu sur la page de couverture ; d'ailleurs lorsque l'individu a vu que les filles regardent les livres, elles racontent qu’il s'est empressé de recouvrir la pile d'une couverture avant de les violer vers 21 h 203.
Les jeunes femmes dressent un portrait robot de l'individu. Le gendarme Alain Derbecq réquisitionne le médecin gynécologique de l’hôpital Caremau de Nîmes qui conclut : pour Jennifer « au total, l’interrogatoire et l’examen clinique sont évocateurs d’un viol avec rapport rectal, bien qu’il n’y ait pas de lésion traumatique ni au niveau vulvaire ni au niveau anal » et pour Carole « d’après les dires de la patiente et d’après l’examen clinique, bien qu’il n’y ait pas eu de traumatisme, on peut penser qu’il y a eu rapport rectal de force ». Les médecins relèvent en outre sur Carole « la présence d’un enduit graisseux, sans doute de l’huile » ; aucune observation de ce genre n’est faite sur Jennifer dont ils précisent au conditionnel « cet homme aurait utilisé de l’huile de moteur ». Dès le lendemain, les examens des prélèvements immédiatement effectués après le viol mettent en évidence : pour Jennifer « des spermatozoïdes en assez faible proportion dont la plupart ne comportent pas de flagelles » et pour Carole « de très rares petits corpuscules ovoïdes sans flagelles pouvant correspondre à des têtes de spermatozoïdes ».
Par ailleurs, les policiers recherchent un livre dont le titre contient le mot « culpabilité ». Ils recensent également tous les propriétaires de 4L verte et, en août 1988, un libraire de Marseille appelle les policiers de Nîmes pour leur annoncer qu'il a trouvé un livre pouvant correspondre au livre qu'ils recherchent : ce livre s'intitule Affaire Luc Tangorre : coupable à tout prix, d'ailleurs le visage d'un homme moustachu se trouve en bas de la page de couverture3.
Les policiers s'intéressent de nouveau à Luc Tangorre, apprennent qu'il réside à Lyon et font appel aux gendarmes de Lyon pour les aider dans cette enquête. Ils apprennent également qu'il possède une 4L verte et l'interpellent le 24 octobre 1988 un lundi matin. Il est emmené à la gendarmerie de Lyon où il crie son innocence lorsque la police lui signifie qu'il est accusé de viols. Il raconte que le jour des viols, c'était le lundi de Pentecôte et qu'il était chez ses parents pour un dîner de famille suite à un baptême : d'ailleurs, il s'en souvient très bien car c'était la première fête de famille depuis sa libération. Il dit ensuite qu'il a dormi chez ses parents et qu'il a noté sur son carnet ce qu'il a fait cette journée-là, alibi soutenu par sa famille et ses amis. Pour prouver son innocence, les parents de Luc Tangorre donnent même aux policiers des photos du baptême : à la stupéfaction des policiers, sur les photos, on voit qu’il porte le jean, le polo jaune Lacoste et les baskets noires et grises du violeur.
Les policiers font le trajet Marseille-Nîmes pour savoir si Luc Tangorre a pu avoir le temps nécessaire de violer les deux étudiantes. Calquées sur les déclarations fluctuantes des Américaines, pas moins de quatre essais de rétrospectives du trajet étalées sur 30 mois seront finalement nécessaires pour, en tenant compte exclusivement de l'ultime version des Américaines, permettre aux magistrats de conclure que Luc Tangorre pouvait avoir eu le temps matériel d’effectuer ce parcours pour les violer, même si, au terme de la troisième reconstitution, les magistrats de la cour d’appel de Montpellier reconnaissaient : « des contradictions telles qu’apparues dans le récit du parcours initial décrit par les victimes ». Les cinq avocats de Luc Tangorre contesteront l’honnêteté de la quatrième reconstitution et motiveront par écrit les raisons précises pour lesquelles ils refuseront d’y participer. On relèvera enfin que le lieu du crime est un endroit où il venait jouer enfant, à 2,5 km de l'immeuble les jonquilles à Nimes son ancien lieu de résidence, ce que l’enquête menée sur Luc Tangorre dès 1981 dans le cadre de la première affaire, menée entre autres aux « Jonquilles » par un le juge Derdeyn intervenant également dans le cadre dans la seconde aux côté du juge Lernould, pouvait déjà laisser présupposer.
Dès son arrestation Luc Tangorre sollicite auprès des gendarmes et du juge une comparaison génétique sur la base des échantillons immédiatement prélevés dans les conditions optimum. Néanmoins, le sperme à coup sûr prélevé sur Jennifer, et les corpuscules ovoïdes pouvant peut-être correspondre à leur tête sur Carole, lesquels auraient dû pouvoir logiquement confondre ou disculper Luc Tangorre, sont rarissimes et altérés, pire ils sont fixés, ce qui réduit à néant toute forme d’exploitation.
Luc Tangorre est déféré devant le Juge d'instruction et les deux Américaines doivent faire le voyage exprès des États-Unis pour l'identifier. Une fois sur place, Tangorre les insultes et ces dernières l'identifient formellement comme étant leur violeur. Cependant, il affirme que les sièges arrière de la 4L verte sur lesquels les filles auraient été violées sont inutilisables ou encore que le plein d’essence réalisé (devant témoins) 40 km avant celui par ailleurs décrit par ses accusatrices (que personne n’est inversement en mesure de confirmer après enquête) fragilise les accusations dont il se dit être la victime. Il argumente encore qu'il est incongru de rester vierge après un viol du type de celui qu'aurait subi Carole et enfin que Jennifer n’est raisonnablement pas en mesure d’expliquer par quel miracle elle aurait pu, huit semaines après son agression, reproduire de mémoire le dessin de la jaquette de « Coupable à tout prix » qu’elle n’aurait auquel cas qu’entr’aperçu dans des conditions traumatiques, avec une précision comparable à celle d’un calque. Plus mystérieux pour lui encore : 35 minutes pour rejoindre le seul passage possible pour rejoindre l'autoroute, sans fil d’Ariane, par l'itinéraire refait à partir de leurs indications très précises, le tout sur la base d'un parcours labyrinthique nocturne (obstacle divers, barbelés, enchevêtrement de végétation), c'est précisément le chemin le plus court et le plus direct : cela relèverait encore du miracle et poserait une fois de plus question aux yeux des défenseurs de Luc Tangorre.
Pourtant, il est incarcéré et écroué à la prison de Nîmes et lorsque ses partisans (qui l'avaient clairement soutenu lors de la première affaire à Marseille) apprennent son éventuelle implication dans les viols de Nîmes, une partie d’entre eux se demande s'il n'a pas pu aussi violer les 9 jeunes femmes à Marseille. En outre, Pierre Vidal-Naquet, qui avait cru en son innocence lors de la première affaire, a déclaré que s'il s'avérait que Luc Tangorre était déclaré coupable, il présenterait ses excuses.
Avant son passage devant la cour d’assises, Le ministère public comme les avocats de Luc Tangorre solliciteront des confrontations qu’ils n’obtiendront jamais. Quant à lui, il dénoncera en vain une accusation fictive destinée à ruiner artificiellement les efforts précédemment menés pour aboutir à la révision de son premier procès.
Second procès
Le deuxième procès de Luc Tangorre s'ouvre le 3 février 1992 devant la cour d'assises du Gard à Nîmes sous la présidence de Maurice Malleval. Comme lors du premier procès d'Aix-en-Provence, il crie au scandale. À la demande des deux victimes, le procès se déroule sous huis clos partiel.
Avec ses parents, moins nombreux sont ceux qui croient encore à son innocence. À l'instar de son premier procès, il se défend corps et âme, mais les témoignages de Carole et Jennifer pèsent lourd dans la balance quand elles affirment et confirment que c'est Luc Tangorre qui les a violées. Ce dernier répète qu'il n'a pas pu violer les deux étudiantes. Les experts psychiatres déclarent, dans l'éventualité de sa culpabilité, qu'elle pourrait auquel cas s'inscrire dans le cadre d'undédoublement de la personnalité et que le Luc Tangorre "normal" ne pourrait pas admettre l'image qu'il serait forcé de se renvoyer à lui-même en l'hypothèse3.
Le verdict du deuxième procès tombe le 8 février et Tangorre est condamné, avec des circonstances atténuantes, à 18 ans de réclusion criminelle. Ses parents hurlent une fois encore au scandale et à l'erreur judiciaire3.
Suite au verdict, Pierre Vidal-Naquet présente ses excuses dans une tribune publiée dans Le Monde et reconnaît que sans l'intervention du comité de soutien, Tangorre n'aurait pas été gracié et les viols des deux Américaines n'auraient jamais eu lieu4.
Cette fois, Luc Tangorre ne bénéficiera pas d'une libération conditionnelle. Il n'obtiendra que deux permissions octroyées dans les quatre mois qui précéderont sa libération intervenue le 1er septembre 2000.
Installé depuis en région lyonnaise, il refait parler de lui le 12 août 2014 lorsqu'il est mis en garde à vue au Grau-du-Roi(Gard), suspecté d'une agression sexuelle sur une jeune fille de douze ans2.


15 commentaires:

  1. Superbe introduction BBR - et super article tout dans cette actualité qui nous montre une fois encore les déboire de notre Justice trop laxiste et qui ne date pas d aujourdhui, mais qui va en empirant.

    J ai toujours été pour la peine de mort et ce ne sont pas les crimes commis avec de faibles peines qui vont me faire changer d avis.

    Je ferais partie des POUR lors d un référendum, quant aux violeurs, oui il faut castrer chimiquement ou pas. Avec ce genre de malade il faut employer les grands moyens, et surtout ne pas tergiverser ou le plaindre, il sait jouer la comédie pour obtenir les grâces et les retournements de situation à son avantage même auprès des jurés.

    Compte tenue de ces récidives, avec moi il y a très longtemps qu il n aurait plus rien dans le slip.
    Je pense très souvent à ces victimes doublement punies

    La Normande

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  2. Bravo et félicitation pour votre introduction BBR, on ressent l écriture sincère, mais agacé par tant d injustice, et tant de malheur pour les victimes souvent lésées lors de l enquête ou du jugement qui ont déjà tant subit.

    Nombreuses sont les femmes dans ces cas, qui peuvent comprendre la haine qu elles ont contre ces malades sexuels, ces violeurs, et lorsqu elles entendent le verdict favorable au criminel avec une peine minime, inutile de vous dire le profond dégoût de cette justice.

    Je suis aussi et depuis toujours pour la peine de mort - badinter encore un socialiste aurait mieux fait d être enfermé.

    Pour la Castration je suis pour aussi et comme le dit La Normande , il y a longtemps que chez "tangore" ça aurait du être fait.

    Nicole PLEY

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  3. Simple réflexion très rapide: si en 1983 il avait fait 15 ans de prison, il aurait été libéré en 1998, donc il n'aurait pas commis ses crimes pour lesquels il a été condamné en 1992.
    @

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  4. Chapeau BBR - Excellente introduction où vous avez très bien résumé la situation de l acte criminel jusqu au procès et c est vrai que la route est longue et difficile à supporter pour ces nombreuse victimes.

    C est à elle que je pense avant tout et je n ose même pas imaginer ce qu elles peuvent ressentir durant le restant de leur vie. Jamais elles n oublieront cet acte odieux, sale, qui exprime le dégoût. Jamais elles n oublieront le visage de l agresseur qui ne s excuse même pas et n a aucun regret.

    Seul compte pour lui son assouvissement sexuel, c est pourquoi il faut oui il faut tout lui couper, même les mains pour les attouchements.

    J ai la haine contre ces malades. André BERGERAC

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  5. Chaque fois qu'éclate une nouvelle affaire de pédophilie, d'attouchements, de viols...je ne puis m'empêcher de me demander où en est l'affaire Verdin.
    Vous souvenez ? Il y a environ 10 ans, peut-être plus, peut-être moins, Monsieur Verdin déposait une plainte pour viols successifs ayant entrainé la mort par septicémie et maladie sexuellement transmissible, de sa fille âgée de 7 ans. Il mettait en cause des notables et notamment le dénommé jack lang.
    Dans cette affaire, c'est maître collard qui était chargé de la défense de monsieur Verdin. L'affaire est toujours en cours et pourra aller jusqu'aux calendes avant qu'une décision à l'encontre des coupables et du principal d'entre eux, soit prise.
    Mais nous savons tous que le frère ne doit pas tuer le frère et jack lang peut dormir tranquille !!!
    Dans le même ordre d'idées, bien des affaires ont éclaté sans que les véritables coupables soient identifiés et punis. Il en va ainsi pour les affaires d'Outreau, dutroux, des disparues de l'Yonne...Il y a fort à parier que les notables sont bien protégés.
    Fleur de lys.

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  6. Oui BBR, les amis ont raison, magnifique intro qui nous démontre les difficultés rencontrées avec ce chemin à parcourir pour atteindre un possible procès, puis l audience avec ce regard insensible de son agresseur, puis les suites où tout est possible.

    Même si on ne peut se mettre à la place d une victime, une femme comprend d avantage ce qu elle peut ressentir.Oui je suis d accord pour tout couper c est sur.

    Un sacré article bien dans le cœur de l actualité.

    Nathalie

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  7. Super article et belle intro BBR, - C est bien la triste réalité lorsque l on voit les récidivistes tel que se TANGORRE - et il n est pas le seul , ni la seule affaire du genre, et toujours avec les même difficultés.Quelle douleur pour ces victimes.

    Ces assassins ne méritent même pas la vie. La Castration serait même une aubaine pour lui, car on serait capable de lui adoucir sa douleur.

    Si on infligeait des peines réelles et suffisantes, il n y aurait pas de récidives.

    La Justice porte en elle la plus grande responsabilité.

    Jean BOUVARD

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  8. Bravo et merci BBR - l article vaut sa publication et votre intro est géniale même si elle n est qu une synthèse car il y aurait beaucoup à dire sur ces criminels, sur notre Justice.

    Vous avez raison de souligner que cet acte odieux arrivait à un enfant de ministre, nul doute que la justice ne serai pas appliquer de cette façon laxiste, je suis scandalisé lorsque j entends parler de récidive.

    Oui Jean si elle était réellement appliquée il n y en aurait plus.

    A quand les Justiciers -? Z@vor

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  9. Inadmissible, inconcevable, qu on puisse retrouver inlassablement les mêmes auteurs, mal punis, pour les mêmes peines, qu on puisse encore avoir besoin de faire et refaire des procès, encore et toujours les preuves, les bla bla bla, inutile.

    On coupe tout et c est fini.

    On a voulu supprimer la loi du talion, c est peut être un tord, nous aurions moins de criminels, de voleurs. A force de subir ça devient insupportable.

    Merci pour ce super article BBR, pour vos recherches dans les intro pour nous facilités la compréhension des choses.

    Comme le disent les amies du blog , un femme sait ce qu elle peut ressentir chez ces victimes

    Alice

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    1. Bonjour, Alice.
      A mon avis, a chaque fois qu'il y a un multirécidivistes avéré, qui est condamné pour sa perversion sexuelle ,il devrait y avoir a chaque fois une castration chirurgicale d'office dés son entrée en prison .Ce n'est probablement pas la peine de lui enlever le pénis.Je reconnais que c'est toutefois discutable .Ainsi l'eunuque aura tout le temps de s'habituer a sa nouvelle vie.A l'époque de l'eugénisme,tous les pervers sexuels et les criminels étaient castrés d'office .Je trouve cette mesure très efficace, mais ils ont dû s'apercevoir qu'il fallait mieux exploiter les délinquants que de les éliminer par le châtrement ? sortilege.

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  10. Comme le souligne si justement @ s il avait purgé réellement sa peine telle qu elle lui avait été infligée, il n aurait pas commis ces autres agressions sexuelles, cela dit, je pense aux victimes anciennes et nouvelles pour lesquelles la souffrance et la douleur ne peuvent s oublier.

    Et je ne peux m empêcher à notre justice si Injuste qui fait que les choses vont de plus en plus mal au lieu d aller de mieux en mieux.


    Alain

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  11. Pour ma part, je suis partisan de la castration chirurgicale volontaire pour que tous les hommes puissent se faire enlever librement leurs testicules sans avoir a justifier leur décision .Toutefois une loi scélérate interdit formellement cette pratique "jugée dégradante " .Dégraderait 'elle les affaires de ceux qui vivent du malheur des autres ?
    Ainsi tout les pervers sexuel pourrait se débarrasser définitivement de leurs pulsions sexuelles condamnables par les lois. Bien sûr la castration, comme l'emprisonnement a ses inconvénients .Elle déprime au début ,elle fait grossir,elle rend impuissant ,elle modifie la voix ,elle supprime les poils ,etc...Je pense qu'il ne faut pas présenter la castration physique comme une horrible punition,mais au contraire comme un très bon moyen de guérir définitivement les perversions sexuelles .Encourager cette pratique sans animosité dédramatiserait cette antique opportunité .Il y a encore des pays ou les hommes se font volontairement castrer et ils semble ne pas en souffrir .

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  12. La castration ne doit pas faire honte .
    Il y a environ 25 ans que je me suis fait castrer physiquement pour guérir de mon exhibitionnisme .
    Je suis très heureux comme ça .
    Je recommande même cette technique a ceux qui souhaitent devenir eunuques :
    https://wiki.bme.com/index.php?title=Eunuch

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  13. Quand la lumière s'allume, qui est responsable? L'interrupteur ou celui qui appui sur le bouton et qui sait que la lumière a de forte chance de s'allumer ?
    Peine pour viol purgé par LES responsables du viol : problème résolu.

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  14. Je pense que le responsable des déviances sexuelles est la soumission a l'autorité ,car dans la vie c'est chacun pour sa peau .L'ado soumis ne saura pas imposer harmonieusement sa sexualité face aux filles et s'orientera ver les perversions sexuelles .Le coupable est la soupe sociale !

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